16.04.2008
BAYROU CONTRE-ATTAQUE
Déclaration de François Bayrou (seul le prononcé fait foi) :
"Mesdames, Messieurs, Je vous remercie d'avoir accepté cette rencontre. J'ai voulu vous dire quel est, à mes yeux, l'enjeu des semaines qui viennent pour le Mouvement démocrate et de la manoeuvre qui est engagée autour de lui. Depuis quelques jours, nous savons de manière certaine que des mouvements présentés comme internes, la mise en cause de la ligne d'indépendance de notre mouvement, n'avaient en réalité pas grand chose de spontané, qu'ils étaient dirigés et agités de l'extérieur, et pour parler clairement, de l'Elysée. Je veux vous dire ma réaction lorsque j'ai lu ces documents et les échos de presse nombreux qui les précédaient et qui, tous, allaient dans le même sens. Je me suis dit qu'on attendrait du président de la République, dans une telle période de crise financière, économique, sociale, d'éducation, qu'il s'occupe de l'essentiel pour le pays, et qu'il respecte tous ses concitoyens même s'ils ne sont pas d'accord avec lui.
Je me suis dit que l’intrigue, la déloyauté, le cynisme, ce n’était pas cela qu’on attendait des gouvernants en démocratie, surtout de ceux qui articulant une promesse illusoire, une de plus, affirmaient vouloir construire une « démocratie exemplaire ».
La manœuvre qui est préparée est d’une clarté biblique, pour ne pas dire d’une assez grande naïveté. Nous en connaissons désormais les tenants et les aboutissants.
Elle consiste primo : à « cibler » un certain nombre d’élus en leur promettant portefeuilles, galons et chamarrures, et à dresser ainsi les élus contre la volonté d’indépendance des militants.
Secundo : à essayer de déstabiliser le Mouvement démocrate en prétendant qu’on pourrait dans un illusoire retour en arrière faire revivre l’UDF d’antan, contre la décision solennelle de son congrès, en en faisant de nouveau l’allié inconditionnel du parti majoritaire.
Tertio : pour s’assurer de la manœuvre, que l’UDF serait attaquée dans son patrimoine, le patrimoine dont elle est dépositaire comme association, qui a été construit au fil du temps contre tous les assauts et toutes les menaces, sous ma présidence exclusivement, avec l’arrière-pensée que l’on puisse par le même moyen priver notre famille politique du financement public obtenu par ses candidats.
Quattro, enfin : que cette manœuvre conduirait à l’éclatement du Mouvement démocrate, à un pseudo « parti du centre » de plus, un satellite de plus autour de l’UMP, pour noyer la voix originale du Mouvement démocrate dans les sables mouvants d’un centre inféodé. Le but étant d’obtenir le plus grand nombre possible de faux centres de manière à faire croire qu’il n’en existe vraiment aucun…
Cette manœuvre s’accompagne, annonce -t-on ouvertement, d’un changement du mode de scrutin pour les élections régionales, destiné, croient-ils, à nous empêcher de trouver notre place dans cette élection.
Cet ensemble de manœuvres, je ne le laisserai pas se dérouler sans réagir.
Car il y va d’un immense enjeu, d’un enjeu bien plus important que l’existence d’un parti ou le combat d’un homme ou d’une équipe.
Le but de cette manœuvre, c’est qu’il n’y ait pas en France de centre indépendant, de courant démocrate pour offrir un choix nouveau à notre pays.
Le fond de cette manœuvre, c’est de mettre un terme définitif au pluralisme dans notre pays, en éliminant ceux qui lui résistent, et d’instaurer une fois pour toutes le bipartisme à l’américaine, deux partis et deux seuls, avec quelques satellites décoratifs pour sauver les apparences.
Si cette manœuvre réussissait, cela voudrait dire que les Français seraient à l’avenir condamnés à choisir à tous coups, entre l’UMP et le PS, l’UMP et ses satellites et le PS et ses satellites.
Il n’y aurait donc plus de recours pour tous ceux qui estiment qu’il peut arriver, et qu’il arrive souvent, que l’UMP et le PS se trompent tous les deux !...
Il n’y aurait plus de solution, plus d’espoir, pour tous ceux qui pensent, qui savent, qu’un grand pays moderne, avec sa complexité, dans les temps si bouleversants , si bouleversés que nous vivons, ne peut pas avoir, pour son avenir, le choix qu’entre deux options.
Cela n'existe d'ailleurs dans aucun pays du monde.
Le combat que nous allons conduire pour sauvegarder et garantir la pleine indépendance, l’autonomie de pensée et de choix du Mouvement démocrate, ce combat n’est pas seulement pour nous, c’est un combat pour le pluralisme en France.
De ce combat, j'en suis persuadé depuis longtemps, le jour où il aura été conduit à son terme, d’autres courants politiques profiteront et ce sera un bien.
Et c’est d’autant plus important, cette défense du pluralisme, au moment de l’histoire où nous sommes, au moment où le projet qui fut porté par Nicolas Sarkozy révèle se révèle, dans son erreur de jugement, et souvent dans sa mystification.
Tout montre, je le dis avec gravité, que la France va dans le mur, avec une dégradation parallèle et accélérée de la situation économique, financière et sociale.
Un certain nombre des fondamentaux qu'a choisis Nicolas Sarkozy sont préoccupants pour notre pays.
Je veux en citer quatre exemples, de désaccords profonds :
Nous sommes en désaccord depuis le premier jour avec la politique qui a été choisie pour les finances publiques de notre pays, qui a consisté à laisser croire follement, pendant des mois, que l’équilibre se retrouverait par la distribution d’argent facile, en particulier par des avantages fiscaux pour ceux qui étaient déjà les plus favorisés. Cette politique de légèreté, en peu de mois, a conduit à un déficit de dix milliards d’euros supérieur au déficit de l’année précédente. Cette politique « keynésienne », ou pseudo-keynésienne, qui est, disons-le en passant, traditionnellement, la politique même du parti socialiste, va déboucher sur un accident économique et budgétaire sans précédent car il n’y a plus de marge de manœuvre, et il n'y a plus de soupape d'échappement.
Nous sommes en désaccord avec les fausses promesses et nous craignons la crise sociale qu’une telle déception peut entraîner. On a promis, pendant la campagne présidentielle, à des Français qui l'ont cru, tout et le contraire de tout : on a promis l’augmentation du pouvoir d’achat ; on a promis qu’on rendrait aux Français 68 Milliards d’euros ; on a promis le Revenu de solidarité active pour les plus pauvres ; on a promis des droits sociaux supplémentaires ; on a promis que l’éducation serait la priorité de la nation. Aucune de ces promesses n’a été respectée et aucune ne le sera car leur addition était en soi intenable, comme je l'ai dit pendant la campagne présidentielle. Leur addition était intenable étant donné la situation du pays. Mais on a appliqué la vieille loi qu’on enseignait dans les Hauts-de-Seine : « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ». Cet abus de promesses a nourri le risque d’une crise sociale, la pauvreté gagnant, et les classes qu’on appelait hier moyennes étant de plus en plus exposées, aussi bien aux franchises, qu’à l’augmentation des produits de première nécessité comme le gaz, ou à un appel général aux mutuelles. Je ne sais pas quelle forme peut prendre cette crise sociale, mais à l’état endémique, cette crise sociale est le fond de l’humeur de notre pays.
Nous sommes en désaccord avec ce que Nicolas Sarkozy a choisi de faire de la fonction présidentielle. Et nous avons une tout autre idée de ce que doit être le président de la République. Pour nous, le président de la République, c’est l’homme de la nation et non pas l’homme d’un parti ou d’un clan. Il est pour nous incompatible avec l’idée de la fonction d’imaginer que le président de la République puisse, au vu et au su de tout le monde, présider au comité qui organise la majorité. Cela veut dire qu’il est le représentant de ses partisans, et non pas le représentant du pays tout entier. Or dans les mois et les années qui viennent, plus que jamais, le pays a besoin d’un président qui soit au-dessus des intérêts et des contingences des partis. Car les problèmes qui viennent ,menacent la nation tout entière, dans sa substance, dans son tissu social, dans son unité.
C’est la fonction symbolique du président de la République qui est en jeu. Je sais bien que nous sommes dans un temps où certains croient que « symbolique » signifie « de peu d’importance ». Le ministre de la Défense a récemment déclaré ainsi que vraiment le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN « était une affaire purement symbolique ». Or les peuples et les hommes, et tous les temps sont là pour le confirmer, n’ont cessé d’éprouver que le symbolique était au contraire essentiel, au sens le plus lourd du terme.
C’est pourquoi , quatrième sujet de préoccupations urgent, nous nous battrons de toutes nos forces pour persuader notre pays et l’ensemble des décideurs que cette décision de faire rentrer la France dans la structure intégrée de l’OTAN est une faute pour notre pays. C’est la perte d’un atout, symbolique et donc décisif, pour son identité, pour sa voix singulière dans le monde et en Europe. Depuis des décennies, et particulièrement durant ces dernières années, un équilibre avait été trouvé qui répondait au double intérêt de notre pays : nous étions des partenaires dans l’alliance atlantique, capables de participer chaque fois que nous l’estimions juste et nécessaire, comme on l'a vu lors de la première guerre du golfe, come on l'a vu dans les Balkans, comme on l'a vu en Afghanistan. Mais nous affirmions en même temps notre singularité, notre capacité de dire non, haut et fort, haut et clair, et le monde entier le savait, le monde entier en tout cas l’a vérifié au moment du « non » retentissant que la France de Jacques Chirac a opposé à la décision américaine d’envahir l’Irak. C’est un abandon historique qui est en train de se préparer ici et le fait que cet abandon soit, en effet, symbolique, s’entendra dans le monde entier et chacun prendra acte de ce que la France est redevenue pays comme les autres.
Et c’est grave pour le destin de l’Europe. Les choses étant aujourd’hui ce qu’elles sont, c’est l’indépendance de la France qui garantissait l’authenticité de l'indépendance de l’Europe. Différents, nous étions la quille du bateau. Rentrés dans le rang, le bateau n’aura plus de quille : nous n’aurons plus les moyens de nous opposer au conformisme de l’alignement. Il a été surabondamment montré, ces dernières années, que les alliés les plus proches, les plus anciens des Etats-Unis, les plus intimes, et Tony Blair au premier rang, n’avaient aucune capacité d’influer dans les moments cruciaux sur les décisions de la première puissance du monde. L’Europe n’a pas , pour nous, à solliciter la permission d’exister. C’est le contraire. La volonté d’exister s’affirme, mais ne se sollicite pas.
Il est donc d’importance nationale que les Français, quand ils auront constaté l’échec inéluctable de la majorité, ne soient pas contraints, obligés de se livrer au Parti socialiste comme il est aujourd’hui, et dont un certain nombre d’orientations méconnaissent et risquent d’aggraver la réalité du pays.
En tout cas, il est d’importance nationale que le moment venu, les Français aient le choix. Qu’ils se voient offrir un choix réel entre des voies de recours différentes.
Il est d’importance nationale autrement dit, qu’une alternative démocratique soit construite et présentée aux Français.
La France, dans sa démocratie, dans sa gestion, dans ses priorités, dans sa vie sociale, économique, dans sa vie internationale a besoin d’un autre projet .
Mais ce projet ne pourra être défini, porté et défendu que par un mouvement politique assuré de lui-même, décidé à résister aux menaces et aux tentations, où les élus sont en phase avec les adhérents et les militants, et où les militants eux-mêmes sont cohérents.
C’est pourquoi je conduirai sans faiblir la contre-attaque contre ces manoeuvres. Si c’est d’un combat qu’il s’agit, ce combat, nous allons le mener.
J’ai décidé d’en appeler aux adhérents, aux militants et aux sympathisants du Mouvement démocrate. C’est l’heure de la grande clarification pour échapper aux tentatives de déstabilisation et pour construire un mouvement cohérent.
Je le dis aux adhérents qui ont fait le Mouvement démocrate : c’est maintenant à vous de vous exprimer. C’est votre détermination qui fera tranquillement échec à toutes les manœuvres, d’où qu’elles viennent. Je vous appelle à exprimer votre conviction, à prendre à votre tour les choses en main.
Je vais donc soumettre au suffrage des adhérents, dans une consultation à laquelle chacun sera associé, un texte d’orientation qui ne laissera aucune place à l’ambiguïté. Et j’invite tout dirigeant qui ne serait pas d’accord avec la ligne d’indépendance que je défends à soumettre sa propre motion aux adhérents. Alors nous compterons les soutiens. C’est maintenant, devant nos adhérents et militants que tout débat doit être conduit et tranché.
Cette clarification devra être accomplie avant l’été pour que cessent les manœuvres de déstabilisation. Le 26 avril devant ceux qui ont porté nos couleurs aux élections municipales, le 14 mai devant notre conseil national, nous fixerons les conditions de cette consultation en même temps que le calendrier et les conditions de l’élection de nos instances locales.
Pour moi, les choses sont claires : je n’accepterai plus ni manœuvres internes, ni déstabilisation externe, ni le bazar. C’est vers nos adhérents que je me tourne. Il faut leur exposer clairement et nous le ferons, les données de la situation. Et il faut leur faire confiance pour trancher, pour fixer une fois pour toutes le cap et les règles, et donc le destin, de notre mouvement."
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21.03.2008
le monde et le modem : art de la désinformation
11:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.03.2008
Le faux-pas de Chantal Cutajar aux municipales à Strasbourg
Les candidats Modem aux élections cantonales se maintiennent mieux autour de 10 pourcent.
Aujourd’hui, bon nombre de critiques se font jour à l’égard de Madame Cutajar. De nombreuses personnes avaient choisi de se taire pendant la campagne, même s’ils la jugeaient désastreuse. Ce qui est intéressant c’est qu’une bonne partie de ces critiques viennent aujourd’hui de celles et ceux qui ont accompagné sincèrement à un moment ou un autre Chantal Cutajar. Ils ont dû se rendre à l’évidence et prendre leur distance car ils ont mesuré l’écart entre le discours et les actes.
Chantal Cutajar a souvent parlé d’éthique, de morale... mais n’a pas su mettre ces valeurs au cœur de sa campagne. Il est inutile de revenir point par point sur les nombreuses fautes qu’a commise la tête de liste. Mais deux erreurs me semblent fondamentales :
- la constitution de la liste, qui n’a pas su incarner le rassemblement, la diversité, le renouveau combiné à l’expérience que l’on aurait été en droit d’attendre
- une communication totalement déconnectée des réalités des strasbourgeois
Tout cela est lié pour moi aux choix effectués par la tête de liste. qui a agit en cavalier seul. Si je reconnais volontiers qu’elle a eu des obstacles et des difficultés (comme tous les candidats !), elle n’a surtout pas su les franchir ou inverser des tendances.
Ses positions politiques sont alors apparues brouillées, changeantes et démagogiques.
La fin de campagne a été une apothéose puisqu’elle a adoptée au soir du premier tour une attitude de séduction vis à vis d’un Roland Ries, qu’elle avait fustigé pendant sa campagne. D’un coup, il était devenu un grand centriste, expliquant du même coup le faible score de la liste Modem. Après l’échec des négociations, il était redevenu un homme prisonnier des appareils... Encore un discours changeant en même pas 24 heures !
Ce qui est dommageable c’est l’incapacité de la tête de liste d’assumer son échec et d’en tirer des conclusions. Si l’on tend l’oreille aux explications des personnes qui ont entouré Madame Cutajar durant la campagne leur faible score serait dû :
- à François Bayrou qui aurait jouer le jeu du méchant Petitdemange (mon dieu, pourrait-on éviter un manichéisme confortable)
- au trop grand nombre de liste face à elle (cela n’a pas empêché ries d’atteindre les 44 pourcent au premier tour)
- aux nombreux coup bas et manigances venant de son propre parti (dont elle n’est pas exempte non plus !)
- à une agence de communication qui aurait pris le pas sur le reste
C’est donc « la faute des autres » : Ils refusent la remise en question, peut être est ce trop tôt.
Est ce qu’ils réalisent ?
Pourtant, la tête de liste n’a pas su :
composer une liste de rassemblement et de diversité
dépasser les guerres internes et rassembler le parti
valoriser et utiliser un projet construit collectivement
imposer ses idées face à un communicant
garder un cap politique claire et cohérent
La page doit se tourner sur ces réalités amères.
Rassembler pour l’avenir, pour d’autres échéances, nécessite une clairvoyance (et non pas une extra-lucidité ;-o) sur cette expérience municipale.
Il faut construire le centre à Strasbourg sur des valeurs communes : le rassemblement de sensibilités diverses, l’humanisme, la défense et la construction d’une Europe forte, le développement durable, la nécessaire réforme de nos institutions.
14:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Communiqué des 4 candidats strasbourgeois aux cantonales
Pourtant dans ce contexte local favorable au Mouvement Démocrate, ce dernier n’a pas atteint à Strasbourg le score auquel il aurait pu prétendre.
Quels enseignements tirons-nous ?
Qu’il fallait que la famille Démocrate soit rassemblée pour faire avancer ses idées. La tête de liste a choisi de cliver cette famille en refusant de faire la synthèse de la tradition humaniste, de la tradition sociale du centrisme et de la modernité des temps présents.
Qu’il fallait concevoir, mettre en mouvement et en synergie une liste municipale crédible, c’est à dire représentant la diversité de nos quartiers et composée de personnalités représentatives de la société civile.
La tête de liste a choisi d’écarter des compétences reconnues au profit d’amitiés parfois récentes, opportunistes ou éphémères.
Que le projet municipal se devait être un projet convaincant pour le Strasbourg Européen et post industriel de demain. La tête de liste a choisi de bâtir un programme qui soit une série de « mesurettes » simplistes ou démagogiques et irréalistes, en écartant entièrement le fruit du travail des groupes de réflexion qui l’entouraient initialement, comme celui des autres groupes de travail mis en place par l’UDF-Modem
Nous constatons que la tête de liste a démontré :
- Son incapacité à tenir le leadership moral et intellectuel nécessaire pour piloter un projet politique.
- Son manque de considération pour sa propre équipe et ses colistiers
- Son manque de démocratie dans les processus de décision.
- Son souhait de privilégier le culte de sa personnalité au détriment du mouvement politique (élément essentiel qui structure la vie publique en démocratie).
L’absence d’une analyse rigoureuse de la situation locale, l’absence d’un vrai projet politique répondant aux grands enjeux présents et futurs d’une grande cité, ont conduit à développer une somme de promesses et d’arguments démagogiques martelés par une campagne de publicité de type « grande distribution » très efficace pour vendre des téléphones portables mais si proche du populisme et de ses avatars.
C’est avec une grande tristesse que nous sommes amenés à cette conclusion pathétique pour les démocrates que nous sommes : la tête de liste nous a amenés tout au fond.
Mais seule cette lucidité sans fard permettra le rassemblement que nous appelons de nos vœux. Il faudra permettre à tous les militants Strasbourgeois du MoDem d’en débattre sereinement.
Nous prenons l’engagement de tout mettre en œuvre pour retrouver l’esprit collectif, de fédérer l’ensemble des sensibilités au service d’une grande ambition pour notre mouvement. Nous proposons de bannir toutes démarches individualistes, condition nécessaire pour retrouver le chemin du succès.
Dimanche, une alternance se dessine. Résultat d’une volonté des Strasbourgeois d’être écoutés, respectés et consultés. Le MoDem, par la voix de François BAYROU porte naturellement cette préoccupation.
Les valeurs du centre gauche et du centre droit, du courant démocrate, imprègnent notre Région ; elles continuent à se manifester dans les élections comme l’ont montré les scores réalisés par les candidats du Modem aux élections cantonales.
Nous nous fixons comme ardente obligation de reconstruire cette troisième voie désirée par nos concitoyens. Nous le ferons, dans la pluralité et sans exclusive, dans le respect de toutes les sensibilités qui aujourd’hui se retrouvent au sein du Mouvement Démocrate. Nous invitons particulièrement les colistiers de la liste municipale MoDem qui le souhaitent à s’impliquer et à partager le bilan de cette campagne, à préparer l’avenir au service de notre idéal commun.
Jacques BON - Ludmilla HUG-KALINKOVA - Marthe SCHWAB - Arnaud WEBER
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25.02.2008
impressions de campagne

Il me faut maintenant, peu de temps avant l’échéance électorale, livrer mes impressions de campagne, qui je dois dire sont plutôt bonnes.
Même si les journalistes pensent que nous ne nous battons pas pour un canton « gagnable », j’ai le plaisir de mener campagne auprès de Ludmilla Hug-Kalinkova et de Cédric Baillet dans le canton Bourse-Esplanade-Krutenau, un quartier divers et passionnant.
Quotidiennement au contact des électeurs, leur équipe fonctionne très bien. Leur logique de campagne dépasse largement une simple étiquette politique mais est surtout mue par l’envie d’être au plus proche des gens et en même temps dans l’action, « au cœur de l’action » !
Tout le monde nous avait parlé d’un sortant très bien implanté, et bien ce n’est pas toujours le cas, et beaucoup d’électeurs ne le connaissent pas du tout. (C’est le problème des conseillers généraux en milieu urbain. )
La « carrure » politique de Ludmilla Hug-Kalinkova lui permet d‘aborder aisément les problèmes du canton mais aussi du territoire strasbourgeois dans son ensemble, ce qui est un vrai atout. Cela lui permet aussi d’imaginer des solutions crédibles et faisables, dans une volonté manifeste de travail ouvert et constructif.
Ludmilla possède toutes les compétences et rassemble les qualités pour impulser une vraie dynamique dans ce canton, j’en suis persuadé !
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