16.01.2009

Sarkozy, architecte ?

sarkozy1-casque-chantier-370a0.jpg

Le Président, à Nîmes , lors de ses vœux au monde la culture, a invité à un assouplissement des règles d’urbanisme et à davantage d’audace architecturale...
Nicolas Sarkozy a aussi annoncé la gratuité de tous les musées et monuments nationaux pour les moins de 25 ans.

Rendant un hommage inaugural à Norman Foster, architecte du carré d’art, il a invité à marier “identité et modernité” en architecture et dans le monde. Il a salué aussi la création d’un grand musée des arts de la Méditerranée, par Rudy Riccioti, à Marseilles. Pour lui, l'identité permet le rayonnement, la diversité... L'identité doit devenir, pour lui, l'alpha et l'oméga de la culture et de la création.
Le président a souligné aussi l'immense talent du Pritzker price 2008, un français ; Jean Nouvel.

Défenseur de l'exposition Koons à Versailles (quel courage...!) et de l'implantation du Louvres aux émirats arabes unis, n'ayant "pas peur des échanges".

Le président se veut combattant des idées reçues :“il y a du conformisme dans notre pays, le mauvais  conformisme, l’immobilisme, le conservatisme pour de mauvaises raisons.”
Grand défenseur de l'audace et grand combattant de la pensée unique (hum hum), le président a revêtu son costume du politique valeureux, défenseur des arts modernes, qui puisent leurs substance dans la diversité, et du grand imprécateur voulant faire rayonner la France dans le monde entier. Ce qui, dans le texte, est plutôt louable, quitte à nous rejouer des querelles bien éculées...

Il tente de s’inscrire dans une démarche d’ampleur, digne de François Mitterand, mais sans réél ancrage culturel, comparant par exemple le problème des tours à Paris à celui des tours de New York, et taclant bien sur, au passage, le maire de Paris.

Si le discours présidentiel se doit d’être simple et clair, on peut regretter qu’en matière architecturale, il devienne parfois simpliste. Etre ambitieux c’est bien, mais là encore, on semble tomber dans une communication superficielle.

Si personne ne contestera bien évidemment qu’ “une époque de création doit faire la place à l’architecture” ou que la culture doit être vecteur d’intégration, d'identité et de diversité, on resssent pourtant le discours comme un résumé rapide et un peu clinquant.

Le président résume d'ailleurs l’architecture à un art, et à de grands gestes. Les grands travaux marquent leur époque certes.
Mais doit-on vraiment souhaiter que toute la production architecturale se transforme en un grand ensemble de gestes juxtaposés les uns aux autres ?
Et surtout, quid de l’avenir de nos quartiers, des problèmes d’étalements urbains, de la place de l’homme, des pertes d’identité de nos villes justement et de la nécéssité du développement durable ?

14.01.2009

dérives autocratiques… premières indigestions

sacre_napoleon.jpg

Si 2008 était déjà bien fournie en réformes nombreuses, l’actualité de ce début d’année est également bien copieuse…

François Bayrou, et ses snippers d’élite, occupent la scène médiatique et la blogosphère et pointent encore scrupuleusement la perversité de certaines de ces réformes… avec une vigueur retrouvée !

justice : dérives…

Corrine Lepage dénonce la mise en place d’un contrôle politique sur le législatif :
http://www.mouvementdemocrate.fr/actualites/lepage-tribun...


jeunesse : la nomination, une solution ?

Martin Hirsch est nommé haut -commissaire : ça change tout… et ça nous fait une belle jambe comme dirait Bayrou… «Il n'y avait pas déjà un ministère chargé de la Jeunesse et des Sports ?» dixit le président du MoDem :

http://www.lefigaro.fr/le-talk/2009/01/12/01021-20090112A...

 

droit de l’opposition : propagande ?

Nelly nous alerte sur les réductions des droits de l’opposition au parlement !

sdf : l’art de l’indécence…

Marielle de Sarnez rééagit aux propositions de Christine Boutin :

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20...

finissons gaiement (si je puis dire )

un Appel à l’ONU pour la dépénalisation de l’homosexualité, prouvant l’utilité de Rama YADE, signalé par l'équipe de CENTR'ÉGAUX.

12.12.2008

"La meute des hyènes"

"La meute des hyènes" est lâchée, estime Bayrou après les déclarations de Kouchner sur Yade


PARIS(AFP) (AFP) — François Bayrou a estimé jeudi soir que "la meute des hyènes" était lâchée, en réaction aux déclarations de Bernard Kouchner remettant en cause la fonction de Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, tandis que cette dernière a assuré qu'il "faut tourner la page".

"Rama Yade aujourd'hui, Rachida Dati la veille, sont ciblées", a déclaré le président du Mouvement Démocrate (MoDem) lors de l'émission "A vous de juger" de France 2.

Car "c'est la cour. Dans une monarchie ça fonctionne comme ça, par grâces et disgrâces", a-t-il ajouté. "Quand on est en disgrâce, il suffit du signe discret du souverain, on ne l'entend pas, mais on lâche contre eux ou elles la meute des hyènes".

Il s'est indigné des déclarations du ministre des Affaires étrangères, qui a affirmé dans un entretien publié mercredi dans Le Parisien: "Je pense que j'ai eu tort de demander un secrétariat d'Etat aux droits de l'Homme".

"Si c'était un film, on l'appellerait +naufrage d'un boat people+", a lancé le député des Pyrénées-Atlantiques.

"Je trouve ça extraordinaire de la part de cet homme, Bernard Kouchner, qui pendant 30 ans nous a expliqué, a expliqué au monde entier, sac de riz sur l'épaule, caméra devant lui, que les droits de l'homme c'était le plus important", a ajouté M. Bayrou.

"Il faut tourner la page, Bernard Kouchner s'en est expliqué, maintenant c'est terminé et nous continuons notre chemin", a ensuite dit Rama Yade, invitée de la même émission.

Elle a affirmé en riant qu'il n'y avait "pas de lien" entre les propos de M. Kouchner et sa propre décision de ne pas être candidate aux élections européennes, contrairement à ce que souhaitait Nicolas Sarkozy.

"J'ai déjà tout dit là-dessus", a-t-elle ajouté, tout en affirmant sa "complète fidélité au président de la République".

31.10.2008

Le repentir de Renzo Piano

2275995.jpg

article extrait du Monde.fr:

C'est l'épilogue d'une bataille et de violentes polémiques. Les travaux de terrassement destinés à permettre la construction d'un petit ensemble conventuel où seront logées des Soeurs clarisses, à proximité de la chapelle Notre-Dame-du-Haut, qui trône sur une colline verte, au-dessus du village de Ronchamp (Haute-Saône) vont commencer le 17 novembre.

La chapelle de Ronchamp, qui est aussi une sculpture blanche, est une des oeuvres les plus célèbres (1955) de Le Corbusier. Et l'architecte italien Renzo Piano est l'auteur du couvent. Une première version de son projet a été exposée, tout l'été, dans le Grand Hall de la Cité de l'architecture et du patrimoine, au Palais de Chaillot, à Paris. Mais ce n'est pas celui-là qui sera construit.

Renzo Piano, créateur volontariste, a en effet accepté de revoir sa copie. "Si je n'avais pas été convaincu moi-même que cette nouvelle version est préférable, j'en serais resté au projet présenté à Chaillot", confie l'architecte. Comment en est-il venu à changer de point de vue ?

Pour comprendre, il faut revenir à l'origine du projet. La Fraternité des clarisses, qui a acheté une parcelle sur les flancs de la colline de Ronchamp, a demandé à Piano, architecte universellement respecté (agnostique, il a cependant dessiné l'immense basilique dédiée à Padre Pio, à San Giovanni Rotondo, en Italie) de leur dessiner treize cellules et chambres d'hôte ainsi qu'un bâtiment d'accueil (la porterie).

PUITS DE LUMIÈRE

Piano leur a proposé un premier projet d'une extrême discrétion, pour l'essentiel enterré sans pour autant faire preuve d'ascèse architecturale : les édifices, tous autonomes, laissaient percevoir leur présence, soit par des puits de lumière, soit par la toiture de la porterie. Il a demandé au paysagiste Michel Corrajoud de le seconder pour donner aux cellules le paysage de buissons que commande ici la piété, mais aussi de retrouver autant qu'il se peut la virginité à peine arborée, du site original de la chapelle.

Mais plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer le projet de Piano (Le Monde du 29 mai). Le 25 juin, un débat d'une rare intensité à la Cité de l'architecture, confinait par instants à la violence verbale. Objet de cette polémique à laquelle assistait une salle passionnée et partagée : la visibilité excessive du futur couvent, selon ses détracteurs, et donc l'offense faite à "Corbu", comme l'appellent volontiers les architectes.

"IL FAUT TOUJOURS DISCUTER"

Renzo Piano et Michel Corrajoud se sont alors rendus sur les lieux, reprenant l'ancien chemin des pèlerins, presque abandonné, qui conduisait du cimetière du village vers ce site sacré, dédié à la Vierge Marie avant même la construction de la chapelle. Ils ont rencontré les détracteurs, en présence de Soeur Brigitte de Singly (supérieure de l'ordre). Piano restait en retrait, semblant éviter un affrontement brutal qui radicaliserait davantage le conflit.

Piano est un homme de dialogue et de retenue, ce qui l'a d'ailleurs imposé comme l'un des principaux constructeurs aux Etats-Unis (du siège du New York Times au nouveau musée d'art de Los Angeles et à l'Art Institute de Chicago). "Il faut toujours accepter de discuter, dit aujourd'hui Renzo Piano. Pendant le débat à la Cité de l'architecture, seule une phrase de l'architecte Edith Girard m'avait vraiment ébranlé. "Un chef-d'oeuvre comme la chapelle, cela suffit", disait-elle, et c'est vrai qu'il ne peut y avoir de compétition, ni même l'affirmation d'une autre présence. J'ai alors tout remis à plat. J'ai repris la montée par le chemin du cimetière, un trajet d'à peine dix minutes sans se presser, et j'en ai conclu qu'il devait redevenir le chemin ordinaire de la plupart des visiteurs."

Piano a amendé son projet, marqué par une sorte de "repentir", comme on parle en peinture des corrections voulues par l'artiste, et qui se veut désormais invisible sinon par un regard céleste, même s'il conserve pour l'essentiel la fragmentation des cellules qui faisait en partie la subtilité des premières esquisses. Plus rien n'apparaît depuis le haut de la colline, sinon "une légère entaille dans le sol qui ouvre vers la forêt et au delà vers le massif des Vosges", précise l'architecte.

Première conséquence : plus de parking en haut. "En arrivant ainsi, on redécouvre soudain la Chapelle et la façon dont Corbu l'a probablement pensée, seule face au paysage." Les cellules s'alignent toujours à flanc de colline, tournées vers la vallée, "baignées dans la lumière qui traverse les arbres."

La Fondation Le Corbusier a donné son feu vert, le permis a été modifié, la date du début du chantier est fixée. De la polémique au repentir de Piano, cet épisode constitue un miracle édifiant pour une profession d'architecte si souvent confrontée au conservatisme du public, quand ce n'est pas au sien.

Frédéric Edelmann

19.10.2008

arrêt de jeux !!

Marseillaise sifflée : le gouvernement "en rajoute" selon Bayrou

AQSA56000A04.jpg

Le président du MoDem a reconnu que "voir l'hymne national sifflé, c'est blessant" mais estime que le "gouvernement en fait un peu beaucoup" François Bayrou a estimé mercredi 15 octobre que "le gouvernement en fait un peu beaucoup", après les décisions gouvernementales qui ont suivi le match de football France-Tunisie au cours duquel "La Marseillaise" a été sifflée. "On a l'impression que dans des moments comme ça, le gouvernement en fait un peu beaucoup" et "ne recule pas devant l'excès", a jugé le président du MoDem dans l'émission Questions d'Info sur LCP-France Info.

François Bayrou a reconnu que "voir l'hymne national sifflé, c'est blessant pour beaucoup de Français", avant de s'interroger sur la décision d'arrêter les matches amicaux quand un tel cas se reproduira : "il peut intervenir dans l'excitation du moment beaucoup d'horizons, d'émeutes si on fait ce genre de choses", a-t-il observé.
"On a l'impression que le gouvernement (...) choisit d'en rajouter, d'en faire des tonnes sur le sujet", a-t-il repris, avant de juger que si siffler l'hymne national était "stupide", "il est tout aussi stupide de surréagir". Et de conclure: "tout ça c'est un peu zéro à zéro".

source : nouvelobs.com