15.07.2008
Réformer nos institutions : une gageure ?
«Le sort réservé à la réforme des institutions est encore incertain » a déclaré mardi le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP), dans une interview au quotidien «La Croix». Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre a appelé mardi les parlementaires à se prononcer « en leur âme et conscience » sur la réforme des institutions, qui doit permettre une « revalorisation du rôle du parlement attendue depuis des années. »
Le Parti socialiste (PS) et le Mouvement pour la France (MPF) ont en effet manifesté leur désaccord et menacent de ne pas adopter le texte. De plus, parmi les treize députés de l'UMP qui avaient voté contre en première lecture, une dizaine veulent confimer leur choix.
Malgré la décision du PS de voter contre le texte, le député socialiste Jack Lang a déclaré qu'il voulait « tout faire pour rapprocher les points de vue » de la majorité et de l'opposition sur la réforme des institutions.
Michel Mercier, président du groupes centriste au Sénat, a promis d'inciter ses collègues à voter pour la réforme. Les centristes, pas forcément des amis de François Bayrou, ont chahuté Michel Mercier l’accusant de s’être vendu pour un plat de lentilles !
La volonté d’union et de rassemblement transpartisan semblerait de mise, si les conditions d’une réforme profonde étaient réunies :
Mais quid du fond de cette réforme ?
Mais quid du fond de cette réforme ?
« Tant que vous ne mettrez pas une loi électorale plus juste qui permettra aux députés ou à une partie d'entre eux de devoir leur mandat, non pas au président de la République, ni au principal parti de l'opposition, mais au peuple, parce qu'ils en représenteront les opinions importantes, tant que vous n'aurez pas fait ça, vous n'aurez rien fait. » a déclaré François Bayrou qui a voté contre le texte en première lecture.
Il faudrait donc traiter le problème à la source : changer ou modifier partiellement certains modes de scrutins pour une meilleure représentativé de l’ensemble des Français.
Une fois de plus, on donne le sentiment du changement, de manière presque convaincante, mais on ne modifie pas réellement les modalités ou structures défaillantes de notre système.
Comme si réformer nos institutions était… une gageure.
Il faudrait donc traiter le problème à la source : changer ou modifier partiellement certains modes de scrutins pour une meilleure représentativé de l’ensemble des Français.
Une fois de plus, on donne le sentiment du changement, de manière presque convaincante, mais on ne modifie pas réellement les modalités ou structures défaillantes de notre système.
Comme si réformer nos institutions était… une gageure.
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Commentaires
à lire sur mon blog :
http://politikos.hautetfort.com/archive/2008/07/17/index.html
Ecrit par : maxime | 18.07.2008
Je reconnais des avancées sur le fond mais les conditions d'un débat serein
sur le fond n'ont pas été réunies. Chacun y a sans doute une part de responsabilités...
Ecrit par : gauthier | 22.07.2008
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