« 2008-05 | Page d'accueil | 2008-07 »

25.06.2008

télé publique : Bayrou monte au créneau !

Audiovisuel: "plan de mise sous contrôle de la télévision", selon François Bayrou

france-television-copé-woerth-sarkozy.jpg


(AFP) — François Bayrou, président du Mouvement démocrate (MoDem), a dénoncé mercredi "un plan de mise sous contrôle de la télévision", en réaction aux mesures annoncées par Nicolas Sarkozy.

"Tout ceci serait impossible dans des démocraties de plein exercice. On a rarement vu un plan aussi déterminé de mise sous contrôle de la télévision", a déclaré M. Bayrou à l'AFP.

"Le service public devient directement dépendant de l'Etat: son patron va être nommmé par le pouvoir, et ses financements dépendront chaque année du bon vouloir des gouvernants", a regretté le député des Pyrénées-Atlantiques.
"Quelle marge de liberté restera-t-il à la télévision? En réalité aucune", a-t-il estimé.
"Dans le même temps, les chaînes privées reçoivent la manne publicitaire qui se portait autrefois sur le service public, et pour leur permettre d'améliorer leur bilan, on leur offre la possibilité d'une deuxième coupure, qui double le temps de publicité le plus lucratif", a-t-il ajouté.
"C'est le consommateur" qui va payer tout cela "au travers de ses communications téléphoniques et des services internet", a jugé l'ancien candidat à l'Elysée.

Nicolas Sarkozy a annoncé la fin de la publicité à la télévision publique, après 20H00 dès janvier 2009 et totale à partir de décembre 2011. Il a proposé de compenser la perte du chiffre d'affaires publicitaire par une taxe de 0,9% sur les opérateurs de téléphonie et d'internet. Il veut par ailleurs que le président de France Télévisions soit à l'avenir nommé par l'exécutif.

08.06.2008

François Bayrou constate le désamour européen, Eva Joly le soutient


PARIS (AFP) —

François Bayrou a donné dimanche le coup d'envoi de la campagne du Mouvement démocrate (MoDem) pour les élections européennes, lors d'une "convention sur l'Europe" organisée à Paris, avec l'ancienne juge Eva Joly en invitée vedette.

 

fbayrou.1175017050.jpg

 

Prenant acte du "désamour" ambiant à l'égard de l'Europe, à quelques jours du référendum irlandais sur le traité de Lisbonne, dont le résultat est incertain, le leader centriste a exprimé sa volonté de répondre durant la prochaine campagne aux "angoisses" des citoyens.

Il était entouré, lors de ce colloque organisé "un an jour pour jour" avant les élections européennes, de six députés européens du MoDem sur huit, dont leur chef de file Marielle de Sarnez, organisatrice et animatrice des débats.

Eva Joly, aujourd'hui conseillère spéciale du gouvernement norvégien sur la corruption et le blanchiment, a été applaudie debout à l'issue de son intervention, où elle a plaidé avec émotion pour la fin des paradis fiscaux en Europe, "mission politique pour un monde meilleur".

Plus tard devant la presse, elle a exprimé sa volonté de s'engager dans le débat européen au côté de François Bayrou, n'excluant pas de se présenter au Parlement européen en juin 2009 sous les couleurs du Modem.

En clôturant la convention, M. Bayrou a fixé le cadre de la campagne des européennes pour le MoDem, élections qu'il a présentées comme "une échéance de vocation" pour ce parti issu de l'UDF, historiquement engagé pour la construction européenne.

Il a affirmé que le MoDem serait présent "avec des listes autonomes dans toutes les circonscriptions".

"Il y a un désamour du projet européen", qui a "besoin aujourd'hui d'être repensé, réinventé", a-t-il lancé à ses troupes, qui ont rempli avec enthousiasme la salle de la Maison de la Chimie, en dépit du récent échec des municipales.

Durant cette campagne, "on ne peut plus se contenter de l'invocation de l'idéal européen, de la défense de ce qui est fait", a-t-il affirmé. "Nous devons mettre devant nous les questions qui ont fait que les peuples se sont éloignés de l'Union. On ne peut pas se contenter de surfer sur cette partie de l'opinion qui est europhile".

Parmi les questions sur lesquelles devra porter le débat, figure en premier lieu celle de la "nature de l'Union européenne". "Le premier enjeu est de défendre une Europe qui ne soit pas d'abord un marché", mais représente "des valeurs et un projet de société" dont il faut affirmer la "nature sociale", a-t-il lancé.

"L'Europe n'est pas faite pour défendre la globalisation auprès des Européens, mais pour défendre les Européens de la globalisation", a estimé le député des Pyrénées-Atlantiques.

Dressant la liste des crises latentes dans le monde - changements démographiques, passage du temps de l'"énergie abondante et bon marché" à celui de l'"énergie rare et chère", affrontements au sein de l'islam entre chiites et sunnites - il a estimé que "si l'Europe n'existe pas, aucune de ces immenses crises ne pourra trouver un début de réponse".

"Il nous revient de penser une Europe nouvelle et de la faire aimer", a lancé le "troisième homme" de la présidentielle.

07.06.2008

PPP : Lettre ouverte au président de la République et aux parlementaires

A l'initiative du Conseil national, l'Ordre des Architectes, le CICF, l'UNGE, l'UNSFA et l'UNTEC signent une lettre ouverte au président de la République et aux parlementaires afin de les alerter sur les dangers du projet de loi sur les PPP actuellement en discussion au Parlement.

B16E equerre.JPG

"Monsieur le Président de la république,
Mesdames et Messieurs les parlementaires,


Monsieur le Président, vous avez solennellement déclaré que « l’urbanisme et l’architecture sont des leviers profonds d’une politique de civilisation ».

Or le projet de loi sur les Partenariats Public Privé actuellement en discussion est un mauvais coup porté au mode de production de notre environnement bâti et paysager, à l’architecture et à notre cadre de vie.

Disons-le : cette loi enfreint les principes de la commande publique pour satisfaire les appétits des majors du BTP et de la finance.

Comment pouvez-vous accepter que soient brisés le lien et le dialogue entre les décideurs publics et les concepteurs ?

Que l’architecte avec l’équipe d’ingénierie ne soient plus aux côtés de son client public pour jouer leur rôle nécessaire de conseil et concevoir le meilleur service, mais aux côtés de l’entreprise pour l’aider à obtenir la meilleure marge aux frais du contribuable ?

C’est du bien commun de l’ensemble des citoyens dont il est question ici, puisque seul un processus de conception maîtrisé peut garantir la qualité de notre cadre de vie bâti, la qualité des espaces, la fonctionnalité et l’adaptabilité des équipements, leur impact environnemental global.

Comment en outre accepter, en ces temps de développement durable, une loi qui ferait payer plus cher aux générations futures nos besoins d’aujourd’hui ?

Pour ces raisons, l’ensemble des concepteurs de l’architecture, de l’urbanisme et du paysage, de la maîtrise d’oeuvre et de l’ingénierie demande que :
- Les contrats de partenariat restent une procédure d’exception, comme le Conseil constitutionnel l’a souhaité, avec sagesse et prudence, en 2003
- Les contrats de partenariat ne soient pas utilisés en dessous d’un seuil plancher permettant, pour les petites et moyennes opérations au moins, de préserver une concurrence non faussée et l’accès des PME à la commande publique
- Le concours d’architecture se déroule obligatoirement avant la passation du contrat de partenariat, afin de préserver la liberté de choix du maître d’ouvrage public sur les projets architecturaux et urbains

Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons maintenir en France les conditions d’une production architecturale publique qui fait l’envie et l’admiration de nos voisins européens.

Ordre des Architectes, CICF, UNGE, UNSFA et UNTEC
le 6 mai 2008"


Cette lettre a été également signée par les architectes lauréat du Grand Prix national de l'architecture : Odile Decq, Adrien Fainsilber, Claude Parent, Rudy Ricciotti et Claude Vasconi.

02.06.2008

Modem 67, en construction ...

VILLAGE_PEOPLE_1.jpg

François Bayrou a sur incarner, il y a maintenant plus d’un an, une forme de renouveau et d’espoir dans la vie politique française, en proposant de créer une force centrale, autonome, qui défend les valeurs de la famille démocrate. Nous sommes maintenant appeler à construire solidement ce mouvement sur la base de fédérations départementales qui seront le maillage essentiel, le socle des futures échéances électorales.

 Les déroutes récentes des municipales et des cantonales ne doivent pas nous démoraliser mais nous inciter à plus de cohérence, plus de fond, plus de pragmatisme. Nous portons tous une part de cet échec, et stigmatiser d’anciens « leaders » ne changera rien.

Par contre, il ne faut absolument pas retomber dans les mêmes travers : Les mouvements nouveaux et les partis militants succombent trop souvent des mêmes travers : idéalisme exacerbé, idéaux déconnectés du réel,  grandiloquence ... qui peuvent mener à une forme de sectarisme. Il faut éviter cela ;

- C’est ensemble, avec des jeunes, des moins jeunes, des élus et des anciens élus que le mouvement doit se constituer, dans une collégialité constructive et respectueuse des sensibilités diverses et représentatives de l’électorat (ceci n’est pas un gros mot !)

- S’assigner une feuille de route politique claire et s’y tenir,

- Travailler un projet politique et le défendre, ceci impliquant le fait qu’il y a du travail et de la place pour tout le monde et pas seulement pour ceux, qui se sentent à eux seuls, légitimes, puissants et éthiques.

 - Ouvrir le mouvement vers la société civile, les territoires et la diversité sociale car les partis politiques, objets obsolètes, ne suffisent plus pour aborder et répondre aux problèmes contemporains de nos concitoyens,

Je crois profondément que cette vision est en adéquation avec le sillon tracé par François Bayrou. C’est sous ces seules conditions, que la fédération du Mouvement Democrate 67 retrouvera ses marques.

Toutes les notes