10.06.2009
Rassemblement versus dispersion
Tout ce qui ne tue pas rend plus fort, tout ce qui ne tue pas DOIT rendre plus fort ….et cohérent.
A condition que l’échec permette de se poser les bonnes questions. Qu’il implique de prendre le temps du recul et de la réflexion et non laisser la déception et/ou l’opportunisme prendre le dessus.
Le Mouvement Démocrate se doit d’être fidèle à son Ame, à ce pourquoi il est né : rassembler les meilleures idées, que leur mouvance soit de droite, de gauche ou de la fibre écologique, bien sûr. Non pas être au centre, au milieu mais être au-dessus de tout cela.
Or, être au dessus suppose justement de ne pas se disperser vers les uns et les autres parce que le vent souffle dans un sens puis dans un autre. Il est important que le Mouvement Démocrate soit à l’origine de lignes politiques, de programmes électoraux qui sont et seront le chantre des idées de chacune de ces lignes.
A ce titre, il convient naturellement que le volet écologie y trouve son entière et fondamentale place. Les Français ont semblé montrer à quel point cette question est importante à leurs yeux. Notre Mouvement n’a jamais fermé la porte à ces idées et ne le fera pas.
Mais devons-nous pour autant ouvrir tous les battants de l’édifice sous prétexte de rassembler nos forces ? Sous prétexte d’additionner des pourcentages et de penser comprendre la psychologie d’un peuple peut-être tout au temps mu par un phénomène de mode que de réelles convictions ?
Ne faut-il pas - enfin ?- penser à l’électorat de notre Mouvement, se recentrer sur lui, s’occuper de lui ? N’avons-nous pas l’ardente obligation au vu des échéances électorales à venir, nombreuses et capitales, de passer à la reconquête idéologique ? Ne devons-nous pas faire des propositions cohérentes avec la ligne qui est la notre, ligne qui est aussi écologique ?
N’est-il pas plus opportun et efficace d’être et de rester nous-même, quitte à « ouvrir » à d’autres après ? Et pas d’abord…
La réponse est oui.
Oui pour que les scores ne dépassant pas les 10% ne deviennent pas une habitude !
Oui pour ne plus avoir la médaille en chocolat du 4ème !
Oui, pour que la rue de l’Université ne devienne pas celle de Solférino…!!
Irène Dedieu
Une autre analyse sur le blog de Julien Viel : http://julienviel.hautetfort.com/
Celle de Maxime Gallezot, président des Jeunes démocrates : http://politikos.hautetfort.com/
20:41 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
05.03.2009
Sauvons le soldat Le Vau
Quand un ministère diligente quasi directement un projet…. Quand la diplomatie se confronte à des intérêts patrimoniaux évidents…et surtout quand un architecte en chef choisit de moderniser outrageusement un édifice tout en prétendant « retrouver » son état d’origine… et bien, la polémique enfle, un peu tard évidemment, mais heureusement, et surtout grâce à la commission du vieux Paris.
C'est un débat idéologique sur la préservation et la transformation d'un patrimoine unique qui agite le coeur de cette polémique... autour d'un hôtel particulier, situé sur l'île Saint Louis, oeuvre majeure de Le Vau et en bien des points unique d'après les spécialistes (situation, plan, et configuration exceptionnels, type d'escalier particulier...), menaçée par un projet de transformation à la fois lourd (de conséquences) et ambigu (dans sa philosophie générale).
Louis Le Vau, contemporain des deux Mansart et de Lemercier, est un architecte français éminent à l’origine d’un style classique distingué par la simplicité des constructions et l'élégance des décorations. Son plus grand ouvrage demeure le château de Vaux-le-Vicomte.
L'hôtel Lambert (1642) est un de ses chefs d’oeuvres, doté d’une histoire riche et épique, et surtout d'une architecture remarquable :
Cet hôtel a été construit pour Jean-Baptiste Lambert, un trafiquant notoire : À sa mort, quatre ans après, c'est son frère dit Lambert le Riche, Président à la Chambre des comptes qui en devint propriétaire. L'hôtel Lambert fut au 19ème le plus grand centre politique, culturel et social polonais hors de Pologne. Le Prince Adam Czartoryski dût quitter la Pologne et y vécut. L’hôtel Lambert devint le lieu de grandes fêtes et aussi un centre culturel polonais où l'on pouvait croiser Sand, Delacroix et Chopin.... qui composa d'ailleurs nombre de ses polonaises à l’occasion du grand bal annuel ! Après-guerre, l’actrice Michèle Morgan l’a habité puis en 1975, il est devenu propriété des Rothschild jusqu'à la disparition de Guy de Rothschild. Il a été revendu ensuite à un frère de l'Emir du Qatar (en 2007).
Celui-ci, amateur d'art reconnu, veut actuellement y faire de grand travaux de rénovations pour le rendre « habitable » (cinq ascenseurs, 25 salles de bains mais après tout, chacun ses besoins !!)
Pour la critique et l'analyse technique et précise, lire le trés bon article de Claude Mignot,professeur d'histoire de l'art et de l'architecture à l'université de Paris-Sorbonne, membre de la commission du Vieux Paris.
un extrait du texte de Claude Mignot:
"Pourquoi diable faut-il une campagne de presse et d'opinion pour obtenir le respect de notre patrimoine ? Tous les atouts semblaient pourtant ici réunis : un propriétaire amoureux des arts, prêt à dépenser sans compter et donnant carte blanche à un architecte des Monuments historiques, épaulé par un comité scientifique. Mais voilà : l'architecte a une vision archaïque de la restauration, le comité ne comprenait jusqu'il y a quelques semaines ni spécialiste d'architecture ni spécialiste du second-oeuvre, et le ministère pilotait le tout en direct dans le secret."

09:46 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.02.2009
Lancement de l'Université populaire du Mouvement Démocrate
Le Mouvement Démocrate lancera le samedi 14 mars 2009 son Université populaire. Ce lieu de réflexion ouvert et libre doit "porter le citoyen au niveau d'un décideur" et lui permettre d'affronter lucidement les questions majeures de notre société. (Lire la suite)
Pourquoi ouvrir une Université populaire et non pas, banalement, un « think tank », un « club » ou un « forum » ?
Pour permettre la rencontre et l’échange directs et réguliers entre des chercheurs, des universitaires, des entrepreneurs, des médiateurs, des novateurs qui tiennent à présenter leurs travaux au plus grand nombre, et des démocrates désireux d’élargir leur savoir, d’aviver leurs idées et d’approfondir leur engagement.
Pour envisager ainsi, sans allégeance partisane ni interférence avec les instances délibératives et les groupes de travail du Mouvement Démocrate, une « politique de vérité, d’éducation civique générale, d’information et de formation, destinée à porter le citoyen au niveau d’un décideur » (François Bayrou).
Coopérative de savoirs et d’expérimentations, lieu de réflexion ouvert et libre, l’Université populaire examinera des questions majeures qui bousculent aujourd’hui les individus, les sociétés et les politiques, qui provoquent la démocratie et que nous devons donc affronter plus lucidement et mieux armés que jamais.
Sa mise en œuvre a été confiée à l’historien Jean-Pierre Rioux, assisté de Hugues Amourette et Martin Leveneur. Son accès est libre, sur inscription et dans la limite des places disponibles. En 2009, elle tiendra cinq sessions, un samedi, à Paris et dans les régions. Le site Internet du Mouvement Démocrate signalera ses programmes et rendra compte de ses travaux.
Pour vous inscrire, envoyez un mail avec vos coordonnées à l'adresse : universitepopulaire@lesdemocrates.fr
11:34 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.02.2009
Rêver Strasbourg....

09:40 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09.02.2009
François Bayrou défend Strasbourg
extrait du discours de François Bayrou lors de la conférence nationale du Mouvement Démocrate:

" L'Europe, c'est l'identité. L'Europe, c'est la maison où chacun a droit à son identité et même chacun a droit aux identités multiples qui font ce que nous sommes.
Si nous voulons éviter les retours dangereux, parce que névrotiques de l'identité, il faut alors reconnaître, accepter, honorer l'identité qui est en nous et celle qui est dans l'autre. Nous réconcilions l'Europe, c'est notre choix, et l'idée européenne avec les Nations qui la forment. Elle est très belle la devise européenne. Elle est moyenne en français, Unis dans la diversité, mais elle est formidable en latin, langue dans laquelle elle a été pensée : In variatate concordia. L'idée d'unité, c'est bien, mais l'idée de concorde, c'est autre chose. C'est plus riche, c'est plus proche de la communauté qui disait "plus et mieux que l'union".
La démocratie reprend ses droits, ce qui veut dire que le Parlement européen doit jouer son rôle, tout son rôle et ne plus se laisser confondre avec les autres autorités européennes.
Comme tout est affaire de symbole, je propose que l'on prenne au sérieux cette idée et que l'on fasse un changement de cap. Je propose que l'on revienne au traité. Ce n'est pas un hasard si le traité avait installé, en deux lieux différents : Strasbourg pour le Parlement européen et Bruxelles pour la Commission européenne.
Il n'est pas sain que l'un soit confondu avec l'autre, ou avec les autres car je n'oublie pas le Conseil. Il n'est pas sain que tout le monde pense "Bruxelles", comme aux États-unis tout le monde pense "Washington". Il faut que le citoyen européen pense, sache que, Strasbourg, ce n'est pas Bruxelles. C'est pourquoi je propose que l'on change de cap et que Strasbourg devienne effectivement, à temps plein, la capitale parlementaire de l'Europe, que tout s'organise en conséquence, bureaux et transports, que l'on cesse de reculer sur ce sujet et que, par exemple, le Secrétariat du Parlement s'installe à Strasbourg et les parlementaires aussi.
On fera d’ailleurs beaucoup d'économies, parce que l'on cessera les va-et-vient stupides et c'est quand même une chose formidable d'imaginer que la volonté des peuples n'est plus confondue par les citoyens avec d'autres volontés qui ont leur dignité, car la Commission a sa dignité.
Il y a les États d'un côté, les peuples de l'autre. Il est légitime que les peuples aient leurs villes, leurs droits en Europe et, après tout, ce n'est pas autre chose que la liberté."
12:43 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note